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22 octobre 2007 1 22 /10 /octobre /2007 06:12

Albycouv.jpg





Vente de tissus d'Albi
 
Il s'agit d'un contrat passé entre un marchand de Clermont-Ferrand (Puy-de-­Dôme), nommé Jean Cousty, et le sieur de Viginet, représentant, semble-t-il, le subdélégué de l'intendant. 

Si l'on s'en tient à la valeur moyenne de l'aune de tissus, environ 1,20 m, la com­mande doit porter sur à peu près 2 310 mètres de tissus. Il s'agit donc d'une grosse com­mande. Le terme « culotte », en tête du texte, laisse penser que ce tissu est destiné à couper des uniformes ; c'est du moins ce que j'en déduis.

Le prix total est de 2 711 livres 5 sols, ce qui représente aussi une somme importante. Une livre, à cette date, c'est l'équivalent d'un chapon et demi ou d'un cent d'œufs. Rappelons au passage que la livre vaut 20 sous et chaque sou 2 deniers car, en l'absence d'indication, il s'agit de la livre tournois. S'il s'agissait de la livre parisis, elle vaudrait 25 sous, chacun de
12 deniers. Il faut donc se rap­peler que la livre parisis vaut 1/4 de plus que la livre tournois.

Nous ne dirons rien de spécial des quittances, sauf de celle de la « fame à Cousty », qui est savoureuse. Elle nous montre clairement que la femme était loin d'avoir la qualité d'orthographe et d'écriture de son marchand de mari.
 
Extrait de l’article « Pattes de mouche »,
auteur Gérard d’Arundel de Condé,
Généalogie Magazine n°236 d’avril 2004.
 
 
Albytexte.jpgCulottes
Nous soubsignés avonts fait les conventions que s'en suivent
Scavoir, je Jean Cousty marchand à Clermont promets
au sieur de Viginet de luy fournir au dix du mois de
febvrier prochain la quantité de unze cents soixante
quinze aulnes de bayette d'Alby gris bland, ainsi que est
l'eschantillon délivré au sieur de Vernois subdélégué
de Mon[sieu]r 1'intandant cacheté de ses armes moyenant
vingt sept sols par aulne et la quantité de sept cents
cinquante aulnes de bayette d'Alby bleuue à raison de
trante sols l'aulne le tout livré et porté à Clermont
au dict jour dixiesme febvrier prochain et moy
Viginet promets payer les dictes estoffes au prix
cy dessusà volonté et requeste et à mesure que la
délivrance en serait faite et luy donner d'avance
mille livres. Fait à Clermont le huictiesme janvier [1693]
Signé : Viginet et J. Cousty


Albyverso2.jpg
Au verso se trouvent deux quittances, l’une de 1 104 livres, l’autre de 785 livres.
La seconde mérite d’être transcrite en raison de son orthographe :
Quittance pour sait san quatre vin sain livres
san préjudise d’autre qui nous est due suivan le
trété pasé.
Signé : M. Claire fame à Cousty
 

 

 
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15 octobre 2007 1 15 /10 /octobre /2007 06:11
loupe-copie.jpgSur les pas du couple

François VIGINET–Marie BERRY

 

François VIGINET né où, quand ? et décédé à Tallende (maintenant Veyre-Monton) (Puy-de-Dôme) le 30 mars 1804 qui épouse où, quand ? avant 1773 Marie BERRY née où, quand ? vers 1737 et décédée à Veyre-Monton le 19 novembre 1807 dont au moins comme enfant :

­• Jean VIGINET né à Veyre-Monton le 15 avril 1773 et décédé à Veyre-Monton le 13 janvier 1846 qui épouse 1° où, quand ? Elizabeth COURTY née où, quand ? décédée à Tallende le 9 février 1826 et 2° à Authezat (Puy-de-Dôme) le 28 décembre 1826 Marguerite CAVARD née à Authezat le 20 juillet 1790 et décédée à Veyre-Monton le 24 août 1841.

 

Certains renseignements sont manquants, donc si vous découvrez lors de vos investigations des compléments, n’hésitez pas à contacter l’adresse du blog, et nous publierons, bien sûr, ces ajouts.

La rédaction du blog

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8 octobre 2007 1 08 /10 /octobre /2007 05:41
Remboursement partiel d’une obligation (1842)
 
Pardevant Me Pierre Élie Morin, notaire royal à la résidence de Murol, can­ton de Besse et en présence de Charles Guittard et de Jacques Jolivet, tous deux cultivateurs habitants du chef-lieu de la commune de Murol soussignés.
A comparu Liger Cougoul, cultivateur habitant du lieu des Arnats, commu­ne de Senectaire [Saint-Nectaire].
Lequel agissant comme mari d'Élizabeth Rabani a par ces présentes recon­nu avoir reçu depuis le quatre octobre courant,
de Guillaume VIGINEIX, son beau-frère, cultivateur habitant du lieu de Grouayre, commune de Murol, non présent
La somme de cent quatre-vingt-dix francs à compte et en déduction d'au­tant sur le montant en principal et intérêts échus de l'obligation contractée par le dit VIGINEIX en faveur de la dite Élizabeth Rabani aux termes du contrat de mariage du dit VIGINEIX avec Louise Chandèze, reçu par Me Boyer, notaire à lequel contrat le dit Cougoul a déclaré être en régIe.
De laquelle dite somme de cent quatre-vingt-dix francs, le dit Cougoul tient quitte VIGINEIX.
A la garantie et exécution de ce que dessus le dit Cougoul a affecté et hypo­théqué tous les immeubles en maison, grange, écurie, prés et terres qu'il pos­sède dans les lieux appartenances des Arnats.
Dont acte.
Fait et passé à Murol en l'étude, en présence des témoins sus-nommés sous­signés avec nous notaire après que le dit Cougoul a lui déclaré ne savoir signer de ce requis.
Le dix octobre de l'an mil huit cent quarante-deux après lecture fait.
 
Le petit Viginet, n°21, septembre 2007
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1 octobre 2007 1 01 /10 /octobre /2007 05:41
Livre du marquis de Flers paru en 1891, E Dentu éditeur, Librairie de la Société des gens de lettres.
Ceci n'est que l'avant-propos et suivront douze chapitres.

LE ROI LOUIS-PHILIPPE
VIE ANECDOTIQUE
1773-1850

par le Marquis de Flers
 
 
 
AVANT-PROPOS
Le Béarnais disait à ses amis : « On ne me rendra justice qu'après ma mort ! ». Le comte de Montalivet nous a dit avoir entendu souvent le Roi Louis-Phi­lippe répéter ces douloureuses paroles de son aïeul Henri IV.
Tant de révolutions ont bouleversé la France depuis cent ans, qu'avec l'injustice naturelle aux partis, on a souvent mal apprécié les événements. Les préjugés ont laissé s'accréditer les erreurs, car plus on est proche des révolutions, moins bien on les juge. Après plus d'un demi-siècle, les passions sont calmées, les docu­ments surgissent à l'appui des récits, la vérité se dé­gage alors, et illumine de sa clarté les périodes mal connues de notre histoire.
La génération actuelle connaît, peu ou mal, la vie d'un Prince, qui joua un grand rôle dans l'histoire de son pays, et qui peut être considéré comme un des meilleurs souverains que la France ait possédés. Ra­conter en détails l'existence très accidentée du der­nier Roi des Français, depuis sa naissance, en 1773, jusqu'à sa mort, en 1850, nous a paru une chose utile, nécessaire même, à nous qui depuis notre en­fance professons pour ce Roi une admiration d'autant plus grande, que nous l'avons entendu attaquer avec une incroyable partialité.
En écrivant ces pages, nous nous sommes appliqué à ne froisser personne, et à respecter toutes les con­victions. A l'aide de documents puisés aux sources les plus sûres, en recherchant nos notes, alors que, dans notre jeunesse, nous vivions dans l'intimité d'un des meilleurs amis du Roi, le comte de Montalivet, un de ses exécuteurs testamentaires, nous avons eu pour but d'éclairer les indifférents, et de dissiper des préventions injustifiées.
Lorsque Louis-Philippe accepta la Couronne en 1830, il sauva la France de l'anarchie, après avoir tout tenté pour n'être que le régent du Roi Henri V. Bien peu le savent. Au contraire, n'a-t-on pas dit et répété à satiété, qu'il avait préparé et exploité la révolution, contre le Roi Charles X. Rien n'est plus inexact. Nous avons l'espoir que le lecteur, après avoir lu le chapitre consacré à la Révolution de Juillet, sera édifié, et reconnaîtra que le Duc d'Orléans, à cette époque, n'avait le choix qu'entre l'exil ou le trône. Les dix-huit années de grandeur et de prospérité qu'il a données à la France montrent qu'il a agi conformément aux véritables intérêts du pays, et si son cœur a dû saigner de voir ses parents partir pour un exil im­mérité, sa conscience a pu lui répondre qu'il n'avait rien négligé pour éviter cette déplorable révolution. S'il avait refusé la couronne, c'était la République pro­clamée, c'est-à-dire à l'intérieur l'anarchie, et la fin de la liberté, à l'extérieur, une coalition de l'Europe inquiète et hostile, bientôt la guerre, et peut-être l'invasion !...
La République, qui use tant les mots sans user les choses, donne-t-elle, aujourd'hui encore, la Liberté, l'Égalité, la Fraternité, si pompeusement affichées sur les monuments publics ? De 1830 à 1848, on a pu jouir vraiment de cette liberté légale, de cette égalité devant la loi, et de cette fraternité avare de sang humain, prodigue de clémence, qui furent les carac­tères distinctifs de la Monarchie de Juillet.
Mais ce n'est point l'histoire de ce règne que nous prétendons écrire ; des plumes plus autorisées que la nôtre s'en sont déjà acquittées. Ce que nous avons voulu faire, c'est retracer en détails la vie d'un Prince, féconde en anecdotes souvent piquantes, parfois iné­dites, toujours fort curieuses. L'existence entière du Roi Louis-Philippe a l'intérêt d'un véritable roman, où se succèdent les aventures les plus étranges. Pour tout lecteur impartial des pages que nous venons d'é­crire, il ressortira ce fait éclatant : c'est qu'en 1792, en 1814, comme en 1830 et en 1848, ce Prince fut, avant tout, et en toutes circonstances, un grand et sincère patriote, préoccupé toujours, et exclusivement de son pays, qu'il aimait passionnément.
Nous avons fait suivre notre travail d'un grand nombre de documents inédits et de lettres autographes, du Roi Louis-Philippe et de sa famille, ainsi que des Ducs d’Orléans, depuis Louis XIV jusqu'à nos jours. La plus grande partie de ces pièces provient du cabinet du Roi Louis-Philippe. Depuis quarante ans, mon père d'abord, moi ensuite, nous avons acheté en ventes pu­bliques la presque totalité de ces documents, examinés par l’excellent et intelligent expert, Étienne Charavay, qui en a reconnu l'authenticité absolue.
            On y verra en leur plein jour la bonté du Roi Louis-­Philippe, en même temps que son véritable et constant souci des intérêts de l'État ; l'inépuisable charité de la Reine Marie-Amélie, cette mère admirable, s'oubliant elle-même quand il s'agissait, pour ses fils, de servir la France. On connaîtra mieux, la sœur du Roi, Madame Adélaïde, à l'esprit droit, élevé, et d'une intelligence su­périeure ; tous ces Princes d'Orléans, enfin, au cœur che­valeresque, aimant ardemment la France, tellement qu'un homme d'esprit les comparait avec justesse à la vraie mère du jugement de Salomon s'écriant : « J'accepte tout, tout, pourvu que l'enfant vive !... ».
Nous avons dû faire un choix dans les nombreux dossiers que nous possédons, et par une respectueuse déférence pour d'augustes et vénérées mémoires, garder par devers nous bien des pièces intimes. Mais, avec les 130 lettres ou documents inédits que nous donnons aujourd'hui, nous sommes certain que le lecteur s'expliquera notre admiration pour le Roi Louis-Philippe, la Reine Marie-Amélie et leurs enfants, et qu’il comprendra la vivacité de nos sentiments à leur égard.
Ce Roi honnête homme et scrupuleux observateur des lois, a légué son patriotisme à ses enfants et petits-enfants. Si ce volume sert à mieux faire connaître et apprécier, par mes concitoyens, l’aïeul de Mgr le Comte de Paris, ce Prince qui, en réparant les maux dont nous souffrons, peut seul préparer l’avenir avec un gouvernement vraiment national, royale parole, « le droit pour base, l’honnêteté pour moyen, la grandeur morale pour but », si le lecteur, comparant le passé avec le présent, envisage quels biens précieux la France a perdus avec la Monarchie, et sans relâche, sans découragement,  travaille à les lui rendre, l'auteur aura la plus belle, la plus douce récompense qu'il ait jamais pu rêver.
                                                                                                                                                                                                        LE MARQUIS DE FLERS.
Septembre 1891.
 
 
NDLR : Le format du blog ne permet pas de reproduire les lettres en fac-similé ajoutées dans ce livre, mais celles en texte le seront au fil des chapitres…
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Jean-Pierre Vigineix - dans Livres anciens
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26 septembre 2007 3 26 /09 /septembre /2007 06:44
Onomastique
 
ADMlRAT
 
Admirat vient d'admirer, en auvergnat : amirà.
Du côté de Saint-Flour amiradà : premier jet du lait de la traite.
Gérald Vigineix
Le petit Viginet, n°18, février 2007
 
Patronyme fréquent dans le Puy-de-Dôme ainsi que dans le Lot-et-Garonne. C'est un nom de personne d'origine germanique, Amalhard (amal = laborieux, zélé selon M.T. Morlet + hard = dur). Variante : Amblar.
Jean Tosti
http://www.jeantosti.com/noms/a.htm
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Jean-Pierre Vigineix - dans Onomastique
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20 septembre 2007 4 20 /09 /septembre /2007 06:15
Le petit Viginet recherche
 
,
 
La rédaction du Petit Viginet recherche pour compléter les ascendances, et descendances, en cours de développement sur le patronyme VIGINET, VIGINEIX, VIGENET et autres écritures des documents historiques, notariés, judiciaires, familiaux ou des sources susceptibles de fournir des copies de ces documents.
 
Ce bulletin familial, de format A4, paraît tous les deux mois (février, avril, juin, septembre, novembre), comportera en 2008 plus de pages.
 
$
 
N’hésitez pas à nous signaler toute découverte susceptible de permettre d’ajouter ou de faire connaître des nouveaux personnages et peut-être leur histoire familiale !
 
La rédaction du Petit Viginet vous remercie.
 
Contacter
 
 
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15 septembre 2007 6 15 /09 /septembre /2007 05:49
loupe-copie.jpg
Sur les pas du couple

Antoine VIGINEIX-ROCHE –  
Eugénie MONESTIER

 

Antoine VIGINEIX-ROCHE né où, quand ? vers 1862 et décédé où, quand ? qui épouse où, quand ? avant 1895 Eugénie MONESTIER née où, quand ? vers 1860 et décédée où, quand ? dont au moins comme enfant :

­• Marguerite Amélie Véronique VIGINEIX-ROCHE née à Saint-Sandoux (Puy-de-Dôme) le 10 janvier 1895 et décédée à Saint-Sandoux le 10 décembre 1976.

 

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La rédaction du blog

 

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10 septembre 2007 1 10 /09 /septembre /2007 06:43

Guillaume VIGINEIX
et
(Henriette) Marie Berthelage
quelques années
après leur mariage
vers les années
1880...,
photographie
prise
à
Chartres
(Eure-et-Loir).
 









Contrat de mariage
entre Guillaume VIGINEIX 
et
(Henriette
*) Marie Berthelage

 
Acte passé devant Me Guillaume Berthoule, notaire à Besse-en­-Chandesse (Puy-de-Dôme), le 6 mai I878 (Archives départemen­tales, cote 5E49/89).
Devant Me Louis Rouget, notaire à Besse-en-Chandesse, soussigné, et en présence de :
1° M. Louis Talamy, ferblantier, demeurant à Besse ; 2° M. Pierre Pouillat, facteur des postes, demeurant à Besse ; témoins instrumentaires requis, également soussignés.
Ont comparus,
M. Guillaume VIGINEIX, fils majeur de Gilbert et de feue Madeleine Servier, cultivateur, demeurant à Sagnes (Saigne), commune du Vernet-Sainte-Marguerite
« stipulant en son nom personnel, futur époux, d'une part »
Mlle Henriette Berthelage, fille mineure de Jean et de feue Marie Mallet, sans profession, demeurant à Chastre, commune de Saint-Nectaire
« stipulant aussi en son nom personnel, sous l'existence et avec l'autorisation expresse de M. Berthelage, son père, future épouse, d'une part ».
M. Gilbert VIGENEIX, veuf de Madeleine Servier, proprié­taire cultivateur, demeurant à Sagne (Saigne)
« stipulant à cause des dispositions qu'il pourra faire en faveur du futur son fils ».
Ensemble d'autre part.
Et M. Jean Berthelage, veuf de Marie Mallet, propriétaire cultivateur, demeurant à Chastres
« stipulant pour autoriser la demoiselle future sa fille et à rai­son des dispositions qu'il pourra faire en sa faveur ».
Également d'autre part.
Lesquels ont réglé ainsi qu'il suit les conditions civiles du mariage arrêté entre M. VIGINEIX fils et Mlle Berthelage, et dont la célébration aura lieu en la mairie de la commune de Saint-Pierre-Colamine.
Article premier :
Les futurs ont adopté pour règle de leur union le regime dotal, en conformité des articles 1540 et suivants du code civil, sauf les modifications ci-après.
Article deuxième :
La demoiselle future se constitue en dot tous ses biens pré­sents et à venir, de quelque nature qu'ils soient, et sous quelque sorte qu'ils lui arrivent.
Néanmoins, elle pourra extraire dotalement, svendre ou échanger avec l'autorisation de son mari tout ou partie de ses biens dotaux à condition que les prix et soultes à pourvoir des aliénations, seront employés en acquisition au nom de la future et à titre de remploi, soit d'immeubles de son choix, peu impor­te la nature soit de rente sur l'État français et autres, valeurs immobilières, comme le permet la loi du deux juillet mil huit cent soixante-deux.
Les biens acquis en remploi pourront être successivement aliénés aux mêmes conditions.
L’acceptation seule de la future suffira pour rendre les rem­plois définitifs et dispenser les divers acquéreurs de toute sur­veillance et responsabilité.
Article troisième :
La future se réserve aussi paraphe seulement de procéder aima­blement à tous comptes, liquidations et partages des successions qui lui échouent, traiter, transiger, compromettre à cet égard ; et faire donation à titre de partage anticipé, en faveur de ses enfants ou descendants, de tout ou partie de ses liens dotaux, pour avoir à remplir dans ses biens contre aucune formalité judiciaire.
Article quatrième :
Il y aura entre les futurs une communauté au décédé pour les acquits et bénéfices généralement quelconques qu'ils feront durant le mariage.
Les effets de cette soulte seront régis conformément aux articles 1496 et 1499 du code civil.
Article cinquième :
Le futur apporte au mariage :
1° Les habits, linges, hardes et objets à son usage dont il n'a point été fait de détail, est qu'il reprendra en nature à l'événe­ment évalués à cent francs ; ci 100 F.
2° Une somme de deux mille francs en espèces au volume ; ci 2 000 F.
3° Les biens immeubles qu'il a recueillis dans la succession de Mme Madeleine Servier sa mère défunte, situés dans la commu­ne du Vernet-Sainte-Marguerite et évalués à trois mille francs ; ci 3 000 F.
Total de son apport, cinq mille cent francs ; ci 5 100 F.
Il a justifié de cet apport à la demoiselle future qui le recon­naît.
Article sixième :
La future apporte en mariage :
1° Un trousseau composé de cinq robes garnies et assorties, et de douze chemises ; le tout évalué à cent francs, sans que l'esti­mation après ceux-ci 100 F.
2° Ses droits encore indivis dans la succession de Mme Marie Mallet sa mère défunte, évalués à deux mille francs ; ci 2 000 F.
Total de son apport, deux mille cent francs ; ci 2 100 F.
Le futur a pris connaissance de cet apport dont il sera chargé à compter de la célébration du mariage.
Article septième :
Les futurs devront habiter avec M. Berthelage père, qui promet de les recevoir en sa compagnie, les loger, nourrir et entretenir, ainsi que les enfants à naître de leur union suivant son état et conditions, à la charge par les futurs d'apporter dans la maison commune leurs soins et travaux et le produit de leurs biens per­sonnels, moins celui de deux mille francs dont il sera ci-après parlé.
La charge de cohabitation est évaluée à soixante francs par an.
Article huitième :
M. VIGINEIX père institue le futur son fils, son héritier par égale partie avec ses autres enfants, s'interdisant de porter atteinte soit directement, soit indirectement à l'égalité promise.
Article neuvième :
M. Berthelage père, institue aussi la demoiselle future son héritière par égale partie avec ses autres enfants, avec la même interdiction.
Article neuvième (bis) :
Les futurs se font mutuellement don l'uce qu'ils acceptent res­pectivement de l'usufruit de tous les biens meubles et immeubles dont le premier mourant leur décédera propriétaire pour le sur­vivant en jouir et disposer, mais pendant sa viduité ou faire emploi des valeurs immobilières, sauf à faire dresser bon et fidèle inventaire. seulement, avec dispense de fournir caution
En cas d'existence d'enfants nés du mariage projeté, cette dis­position sera réduite à moitié des mêmes liens, toujours en usu­fruit.
Elle n'empêchera point les futurs d'avantager celui ou ceux des enfants à naître de leur union qui bon leur semblera en gré­vant spécialement et d'abord la quotité disponible, objet du pré­ciput de l'usufruit ci-dessus.
Article dixième :
Le futur s'est engagé à verser entre les mains de M. Berthelage père, les deux mille francs, qu'il s'est constitué sous l'article cin­quième, si ce dernier le désire.
Lors de ce versement, M. Berthelage père fournira au futur une reconnaissance de cette somme de deux mille francs dont il lui servira les intérêts à cinq pour cent par an à partir de la même époque, les futurs devant faire leur profit particulier de ces intérêts.
En cas d'incompatibilité, les futurs se retireront et emporte­ront les objets leurs appartenant alors, la dite somme de deux mille francs sera remboursable un mois après la séparation.
« Avant de clore, Me Berthoule a lu en parties les articles 1391 et 1394 du code civil, tels qu'ils sont ajoutés par la loi du dix juillet mil huit cent cinquante, et leur a remis le certificat pres­crit par le dernier de ces articles, en les invitant à le remettre à l'officier de l'état civil avant la célébration du mariage. »
Telles sont les conventions des parties réglées en présence de plusieurs parents et amis.
Dont acte.
Fait et passé à Besse en l'étude a l'an mil huit cent soixante-­dix-huit, le six mai.
Après lecture faite les parties ont signé avec les parents et amis à ce présents qui ont su le faire, les témoins et le notaire.
En marge :
Enregistré à Besse le quatorze mai 1878, fol. 20, art. 2-6.
Reçu pour droit gradué, dix francs pour donation mobilière, sept francs cinquante centimes pour promesse d'égalité, sept francs cinquante centimes, pour autre promesse d'égalité, sept francs cinquante centimes, pour gain de survie, sept francs cin­quante centimes, pour ouverture de crédit, dix francs, décimes douze francs cinquante-deux centimes.
Reçu des parties le sept juillet 1879, 81.93, v., n° 7, sept francs pour supplément de droit, décimes un franc soixante-quinze centimes.
 
Le petit Viginet, n°19, avril 2007
 
* Sur ce contrat de mariage, l'épouse a comme prénom usuel Henriette, alors qu'elle a été déclarée lors de sa naissance sous le prénom de Marie.
 
 
GilbertV.jpgPeut-être Gilbert VIGINEIX (?) le père du futur époux.
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4 septembre 2007 2 04 /09 /septembre /2007 06:43
Manoir1recto.jpgSaint-Nectaire
et le manoir du Viginet 
entre 1923 et 1947 

Remerciements à Mme Christiane de Vriendt
pour ces documents trouvés en ...
Seine-et-Marne
 




Vue d'ensemble de Saint-Nectaire 

Extérieur du manoir
 

Au
verso de cette carte :
Manoir2verso.jpg
30
Décembre
Chère Mademoiselle,
C'est d'une vraie thébaïde* que vous arrivent mes vœux. Je suis chez ma sœur au pays natal mais la neige remplace la verdure de cette carte et Viginet est aussi solitaire et silencieux que s'il était perdu dans un désert. Je me repose une semaine et ma pensée retrouve toutes les chères figures de Lourdes. La vôtre y est en bonne place et du fond du cœur je vous souhaite du bonheur, des joies, de la sérénité et des sourires. J'espère que nous nous retrouverons en août prochain et je vous donne rendez-vous là bas. En atten­dant je vous envoie mes amitiés en vous redisant bonne année.
I. Thibaud



*
thébaïde : lieu isolé et sauvage, endroit retiré et paisible où l'on mène une vie austè­re, calme, solitaire, Petit Robert.
 
NDLR : La signature émane d'un frère (ou d'une sœur) de Marie Émilie Virginie Blanche Thibaud, propriétaire du manoir de 1923 à 1947 (se reporter à l'histoire du manoir du Viginet, Le petit Viginet, n° 3, février 2004).
 
Le petit Viginet, n°20, juin 2007
 
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30 août 2007 4 30 /08 /août /2007 06:57
Le Petit Viginet
 
2003
n°0 – 2003 :
Une partie de l'ascendance retrouvée d'Annet Viginet, ambassadeur de Saint-Nectaire à Paris
n°1 (septembre 2003) :
L'ascendance partielle de Marcelin Paul Louis Viginet et de sa famille, né en mer près des côtes australiennes
n°2 (décembre 2003) :
Des Vigineix victimes de la guerre 14-18 en Eure-et-Loir et dans le Puy-de-Dôme
et quelques dates importantes en Auvergne et en France aux XVIIe et XVIIIe siècles
 
2004
n°3 (février 2004) :
Le petit historique du manoir du Viginet à Saint-Nectaire
n°4 (avril 2004) :
Michel Alphonse Vigineix-Roche engagé au 7e régiment des hussards en 1846
« Mademoiselle Julia »
Famille Boyer-Vigineix (avec des photographies)
n°5 (juin 2004) :
La faillite de Jean Vigineix-Roche, fabricant de parapluies, son ascendance et sa descendance
n°6 (septembre 2004) :
Un mariage de Vigineix en 1906 (avec des photographies)
Des petites brèves ...
n°7 (novembre 2004) :
Deux contrats des mariages de Gilbert Vigineix,
Un peu d'Onomastique...
et l'arbre généalogique des rédacteurs
 
2005
n°8 (février 2005) :
Une variété de violette... Vigineix !
Pierre Viginet, victime de la Commune
n° 9 (avril 2005) :
Jean Auguste Viginet pendant la guerre de 1870
Des photographies d'Annet Viginet sur Saint-Nectaire vers 1900
n°l0 (juin 2005) :
Partage après le décès de Gilbert Vigineix (transcription de l'acte)
Des photographies d'Annet Viginet sur Saint-Nectaire vers 1900 (fin)
n°11 (septembre 2005) :
Mariage de Vigineix en 1909, en Eure-et-Loir
n°12 (novembre 2005) :
Des compléments militaires sur les deux Vigineix décédés à la Grande Guerre
et une nouvelle victime trouvée sur le site internet Mémoire des hommes... avec un petit arbre généalogique
 
2006
n°13 (février 2006) :
Marie Michel Viginet, maire et fabricant de fromages... avec un petit arbre généalogique
Antoine Vigineix, maire de Ludesse
n°14 (avril 2006) :
La compagnie de Viginet en 1759-1760
n°15 (juin 2006) :
Remboursement, vente et quittance à Gilbert Vigineix
n°16 (septembre 2006) :
Un problème de voisinage au Vernet-Sainte-Marguerite
n°17 (novembre 2006) :
Contrat de mariage entre Annet Vigineix et Marie Fagheon... avec un petit arbre généalogique
Un reliquaire de 1553
Numéro spécial : États de services militaires de quelques Vigineix
 
2007
n°18 (février 2007) :
Partage entre Jean et Guillaume Vigineix
Vente de 2 000 francs par Jean à Gilbert Vigineix
n°19 (avril 2007) :
Contrat de mariage entre Guillaume Vigineix et (Henriette) Marie Berthelage (avec des photographies)
n°20 (juin 2007) :
Un brevet déposé par un Vigineix en 1995
Saint-Nectaire et le manoir du Viginet entre 1921 et 1947 (avec des cartes postales de l'époque)
Découvert dans un livre...
Numéro spécial : Des Vigineix/Viginet en Île-de-France aux XIXe-XXe siècles (1)
 
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Jean-Pierre Vigineix - dans Revue de livre
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