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19 avril 2007 4 19 /04 /avril /2007 10:00

Le contrat du deuxième mariage de Gilbert VIGINEIX

Contrat entre Gilbert VIGINEIX et Marie Fagheon en date du 19 novembre 1863 chez Me Barthélemy Jules Cohadon, notaire à Saint-Sandoux (Puy-de-Dôme) (cote 5E46/478 bis, Archives départementales du Puy-de-Dôme).

 

Pardevant Me Barthélemy Jules Cohadon, notaire à la résidence de Saint-Sandoux, chef-lieu de canton, et son collègue, notaire à Saint-Amant- Tallende, soussignés, ont comparu

Sieur Gilbert VIGINEIX, veuf de Madelaine Sarliève (Servier), propriétaire, habitant le village de Saignes, commune du Vernet-Sainte-Marguerite

stipulant en son nom propre et personnel futur époux, d'une part ;

et demoiselle Marie Fagheon, fille majeure de sieur Étienne et de défunte Jeanne Laffarge, sans profession, habitant avec son père, le même village de Saignes

stipulant en son nom propre et personnel future épouse, d'une part ;

et sieur Etienne Fagheon, veuf de Jeanne Laffarge, propriétaire cultivateur, habitant aussi à Saignes.

Comparant pour assister sa fille future épouse et encore à compter des dispositions ci-après, encore d'autre part.

Lesquels dans la vue du mariage projeté entre le dit sieur Gilbert VIGINEIX et la dite Marie Fagheon dont la célébration doit avoir lieu incessamment en sont arrêté les charges et conditions civiles de la manière qui suit :

Article premier

Les futurs époux déclarent adopter le régime dotal pour charges de leurs conventions matrimoniales. En conséquence tous les biens présents et à venir de la future seront dotaux et régis comme tels, sauf ce qui sera dit ci-après.

Article deux

La future épouse se constitue de son chef, un trousseau à son usage, composé 1° de cinq illisible robes garnies, 2° de dix-huit chemises, 3° d'une pelisse, 4° d'une illisible, 5° de son même linge, 6° une taille de paillasse, d?un illisible couvre-pieds en indienne piquée, 8° un traversin et un oreiller en plumes, le tout en bon état.

Plus une somme de cent francs provenant de ces économies.

Le futur époux déclare avoir une parfaite connaissance du tout, ainsi que de la somme de cent francs, l'acte civil du présent maria­ge, en vaudra quittance de la part et au profit de la future.

Article trois

La future épouse se constitue tous les biens et droits qui lui sont acquit par le décès de sa mère.

Elle a donné quittance au futur de les respecter, vendre ou échanger en tout ou partie, à la charge d'employer les biens provenant de ces ventes ou acquisitions de biens ou immeubles de même valeur, au profit de la future qui devra accepter les dits remplois, et en pareille validité.

Article quatre

Le père de la future épouse en attendant l'ouverture de sa succession lui donne six draps de lit neufs, estimés vingt francs, pour les droits de l'enregistrement.

Plus la jouissance d'une terre située dans les appartenances de Saignes, terroir du Dévôt (illisible) d'une contenance superficielle d'entour seize ares, confinée à l'est par celle de Michel Giraud, à l'ouest celle de Jean Laffarge, au midi la voie publique et au nord la terre d'Étienne Soulier.

De la moitié à prendre aspect de jour d'une terre sise sur ce terroir du Clos, contenant la dite moitié, entour vingt ares, confinée à l'est par celle de François Servier, au nord par le pré du père de la future, à l'ouest l'autre moitié et au midi le pré d'Etienne Soulier et autres.

Et 3° d'un pré situé aux dépendances de Saignes, terroir de la Passe d'une contenance d'entour quatorze ares joignant à l'est celles de Jean Bellonte, du nord celui de Louis Cougoul, au midi celui de Léger (illisible) et au nord celui de Marie Veyssière, veuve Fagheon et autres.

Les immeubles ci-dessus en jouissance sont déclarés d'un revenu annuel de dix francs, pour valeur des droits de l'enregistrement.

Article cinq

En considération du présent mariage dans les cas où la future viendrait à survivre au futur, ce dernier lui fait par ces présentes, une rente annuelle et viagère : 1° de vingt doubles décalitres de blé seigle, pour illisible et incombant, 2° de vingt-cinq francs qui lui sont payable en deux termes et paiements égaux à commencer dans les trois mois du décès du futur pour les premiers termes et les second six mois après, pour ainsi continuer à la fin des six mois jusqu'au décès.

La future dans le cas où le futur viendrait à lui survivre, lui donne pendant son veuvage seulement la jouissance de tous les biens meubles et immeubles qu'elle laisse à son décès, le survivant devra faire inventaire et de donner caution.

Le notaire soussigné a donné lecture aux présents du dernier alinéa de l'article 1371 et aussi de 1793, tels qu'ils ont été ajoutés pour la loi du dix juillet mil huit cent cinquante, avec indication séparée au certificat des présentes, doit être délivré pour les parties à l'obligation de l'état civil avant la célébration du présent mariage.

Dont acte.

Fait et passé à Fontmarcel en la maison de Me Cohadon, notaire, sur la réquisition des parties. En présence de Jeanne et de Marguerite Fagheon, s?urs de la future demeurants à Saignes.

Lecture faite, la future soussigné, et les parents de la future requit de signer ont déclaré ne le savoir faire séparément VIGINEIX a signé avec nous notaire.

L'an mil huit cent soixante-trois le dix neuf novembre.

 

Renseignements généalogiques sur cette famille

Gilbert VIGINEIX, né le jeudi 4 mai 1820 au Vernet-Sainte-Marguerite, décédé le dimanche 24 juin 1883 au Vernet-Sainte-Marguerite, qui épouse 2°/ le jeudi 26 novembre 1863 au Vernet-Sainte-Marguerite, Marie Fagheon, née le dimanche 10 janvier 1836 au Vernet-­Sainte-Marguerite, décédée entre 1885 et 1889 au Vernet-Sainte-Marguerite ?

Quatre filles de cette union :

Jeanne VIGINEIX, née le mercredi 20 janvier 1864 au Vernet-Sainte-Marguerite, décédée le vendredi 6 avril 1866 au Vernet-Sainte-­Marguerite.

Jeanne VIGINEIX, née le dimanche 3 juin 1866 au Vernet-Sainte-Marguerite, décédée le samedi 6 octobre 1866 au Vernet-Sainte-­Marguerite.

Marie VIGINEIX, née le jeudi 6 février 1868 au Vernet-Sainte-Marguerite, décédée le 2 juillet 1917 au Vernet-Sainte-Marguerite qui épouse le mardi 28 avril 1885 au Vernet-Sainte-Marguerite, Jean Laffarge.

Marie VIGINEIX, née le dimanche 19 juin 1870 au Vernet-Sainte-Marguerite, décédée le samedi 2 novembre 1878 au Vernet-Sainte-­Marguerite.

Le petit Viginet, n°7, novembre 2004

 

 
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13 avril 2007 5 13 /04 /avril /2007 06:00
Vente par Marie Veissière (veuve Fagheon) à Gilbert VIGINEIX
Acte passé devant Me Barthélemy Jules Cohadon, notaire à Saint-Sandoux (Puy-de-Dôme), le 17 juin 1858  (Archives dépar­tementales du Puy-de-Dôme).
Devant Me Barthélemy Jules Cohadon, notaire à la résidence de Saint-Sandoux, chef-lieu de commune et son collègue notaire à Saint-­Amant-Tallende soussignés ;
ont comparu
Catherine Fagheon et Louis Planet, son époux, de lui autorisée à l'effet des présentes, berger, habitant ensemble à Saint-Sandoux, origi­naire de Saignes, commune du Vernet-Sainte-Marguerite.
Marie Veissière, veuve de Jean Fagheon, propriétaire, habitant le dit village de Saignes, « faisant et se portant fort pour Françoise Fagheon sa fille mineure issue de son mariage avec le dit Fagheon, étant actuellement à la Providence de Clermont-Ferrand avec promesse de lui faire ratifier ces présentes à sa majorité ».
Lesquels ont par ces présentes, vendu et aliéné à vie toute garantie de fait et de droit, quitte de toute dette, privilèges, hypothèques et autres empêchements généralement quelconques.
À sieur Gilbert VIGINEIX, propriétaire, habitant le même village de Saignes, ici présent et acceptant.
1° Un pré situé dans les appartenances de Saignes, terroir de Font­barderre, contenant entour vingt ares, confiné à l'est celui des héritiers de Jean Boyer, à l'ouest celui d'Étienne Rouget, et au nord celui de Jean Bellot.
2° Une terre située au terroir du Chazellet, contenant entour seize ares, joignant à l'est celle de l'acquéreur, à l'ouest celle d'Annet Ser­vier et autres, au nord celle de Jean Bellot et au midi le pré des héri­tiers de François Dumontel.
3° Une autre terre située au terroir du Querret contenant entour qua­rante ares, confinée à l'est par celle de Jean Fagheon, à l'ouest celle des héritiers de François Dumontel et autres, au nord celle de Guillaume Servier et au midi la voie publique.
Tels au surplus que les immeubles ci-dessus désignés se poursui­vent limitent et comportent, sans en rien excepter ni réserver, avec tous leurs droits, aisances et dépendances, leurs servitudes actives et pas­sives, et droits de passage, mais sans garantie des contenances ci-des­sus indiquées, le plus ou le moins excède-t-il un vingtième pour à la perte ou au profit de l'acquéreur.
Le dit sieur VIGINEIX, pourra à compter de ce jour, jouir, user et disposer des immeubles qu'il vient d'acquérir en toute propriété pos­session et jouissance.
Les enfants Fagheon sont propriétaires du pré et des deux terres sus-­vendus comme leur venant de la succession de Jean Fagheon leur père décédé entour onze ans suivant leur déclaration.
Aux termes de son contrat de mariage avec le dit Planet, reçu par Me Rives, notaire à Aydat depuis entour deux ans, Catherine Fagheon s'est réservée la faculté de vendre ses biens immeubles, jusqu'à concur­rence de sa part et portion des dettes dans la succession de son père.
La veuve Fagheon déclare par ces présentes renoncer purement et simplement à son droit d'usufruit et de jouissance qu’elle a sur les immeubles sus-désignés, et encore à l'effet de son hypothèque légale ainsi que le tout résulte de son contrat de mariage reçu par Me Géraud, notaire à Saint-Sandoux le quatorze juillet mil huit cent trente-quatre.
Le sieur VIGINEIX déclare qu'il a fait cette acquisition pour lui servir de remploi jusqu'à concurrence d'une somme de six cent soixan­te-quinze francs, prix moyennant lequel il a vendu à sieur François Servier, son beau-frère, habitant à Cluchat ; 1° un pré situé au terroir de la Côte ; 2° une terre située au terroir de Charrot et 3° une autre terre sise au terroir de Parrot ainsi que le tout est expliqué et plus amplement détaillé, en l'acte reçu par le dit Me Cohadon, notaire le vingt-deux avril dernier enregistré.
En conséquence les biens immeubles que le dit VIGINEIX vient d'acquérir par ces présentes seront détours jusqu'à concurrence de la dite somme de six cent soixante-quinze francs, et appartiendront à Madelaine Servier, son épouse, décédée en premières noces, pour rem­placer ceux qu'il a vendu de cette dernière aux termes de la vente du vingt-deux avril dernier.
La présente vente est faite et consentie entre les parties moyennant la somme de treize cents francs, que le sieur VIGINEIX promet et s'oblige de payer, savoir : mille francs dans un an de ce jour et trois cents francs un an après aux créanciers inscrits du dit Jean Fagheon, avec les intérêts qui ont pris cours depuis le quinze avril dernier et seront payables au quinze avril prochain pour ainsi continuer jusqu'à fin de paiement.
Dont acte.
Fait à Fontmarcel en la maison du dit Me Cohadon, notaire, sur les réquisitions des parties, lecture faite la veuve Fagheon et la femme Planet ont déclaré ne savoir signer de ce enquises séparément, VIGI­NEIX et Planet ont signé avec nous notaires, l'an mil huit cent cin­quante-huit les cinq et dix-sept juin, à la minute sont les signatures.
À la marge est écrit.
Enregistré à Saint-Amant-Tallende le deux juillet mil huit cent cin­quante-huit, folio 142, r.e.c. reçu soixante et onze francs cinquante cen­times, remploi deux francs décime sept francs soixante-cinq centimes, main levée d'hypothèque légale deux francs vingt centimes, décime compris, signé Maugue receveur, expédié à l'acquéreur sur sa demande.
Le petit Viginet, n°15, juin 2006
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27 mars 2007 2 27 /03 /mars /2007 08:32

Remboursement d'une obligation par Gilbert VIGINEIX et François Tixier

Acte passé devant Me Jacques Géraud, notaire à Saint-Amant-­Tallende (Puy-de-Dôme), le 8 décembre 1847 (Archives départe­mentales du Puy-de-Dôme).

Devant Me Jacques Géraud et son collègue, notaires à Saint-Amant­-Tallende soussignés.

Fut présente

Mme Marie Henriette Thealier, veuve de M. Jean Baptiste Barthé­lemy Mathieu de Laforce, propriétaire, demeurant en la ville de Cler­mont-Ferrand, place Saint-Herim.

« Agissant tant en son nom personnel que faisant et se portant fort pour 1° Mme Caroline Radegonde de Laforce, épouse de M. de Bon­nefond, propriétaire, demeurant en cette ville de Clermont-Ferrand. 2° Mme Joséphine Catherine de Laforce, épouse de M. de La Mazières, habitant la commune de La Mazières (Corrèze). 3° Mme Louise de Laforce épouse de M. de Lahaye, habitant à Céray (Lot). 4° Et enfin par M. Edmond de Laforce, propriétaire à Beaulieu (Cantal), tous quatre ses enfants, héritiers de M. de Laforce, leur père. »

Laquelle, par ces présentes, a reconnu et déclare avoir reçu ce jour­d'hui en bonnes espèces livrées à la vue des notaires.

De 1° Gilbert VIGINElX ou VIRGINEIX époux de Madelaine Servier ; et 2° François Tixier dit Ciry, propriétaire cultivateur, demeu­rant le premier au lieu de Saignes, et le second au lieu de Mareuges, dans la commune du Vernet-Sainte-Marguerite, tous deux présents et accep­tant.

Savoir : du dit VIGINElX ou VIRGiNEIX, la somme de neuf cents francs, et du sieur Tixier, celle de deux cents francs, faisant ensemble une somme totale de onze cents francs, sur et déduction du montant en capi­tal d'une obligation consentie par Antoine Cousteix, propriétaire, habi­tant le dit lieu de Saignes ; à mon dit sieur de Laforce ; devant Me Taché, notaire à Aubière et son collègue le vingt-sept octobre mil huit cent vingt six enregistré, inscrite au bureau des hypothèques de Clermont-Ferrand, le quinze novembre mil huit cent trente ; inscription qui a été renouvelée le trente mai mil huit cent quarante, volume 331, n° 962.

Ce paiement est ainsi fait par les sieurs VIGINEIX et Tixier en vertu de la délégation portée aux actes de ventes consenties à leur profit par Pierre Cousteix, porteur d'eau, demeurant en la ville de Paris, fils et héritier du dit Antoine Cousteix, plus haut dénommé, d'immeubles frappés de l'inscription de Mme de Laforce, devant Me Géraud, un des notaires soussignés au sieur Tixier le cinq novembre dernier, moyen­nant la somme de deux cents francs, somme égale à celle par lui pré­sentement payée, et au sieur VIGINElX moyennant celle de neuf cents francs, somme égale ainsi à celle versée par lui.

En conséquence la dite dame Thealier de Laforce, donne et consent à chacun des dits sieurs Tixier et VIGINElX, et de la somme payée par chacun d'eux, bonne et valable quittance, sans aucune réserve contre eux, et par même, les met et subroge, mais sans aucune espèce de garantie de sa part et jusqu'à concurrence de la somme payée par eux seulement, aux droits et actions résultant de l'obligation du dit jour vingt-sept octobre mil huit cent vingt-six, et de l'inscription qui en a été la suite pour pas eux les exercer et faire valoir s'il en est besoin, ainsi qu'ils aviseront à leur risques et périls.

Dont acte.

Fait et passé à Saint-Amant-Tallende en l'étude, l'an mil huit cent quarante-sept, le huit décembre.

Tixier a déclaré ne savoir signer de ce requis et Mme de Laforce et VIGINEIX ont signé avec les notaires, après lecture faite.

A la minute sont les signatures.

Enregistré à Saint-Amant le seize décembre 1847 folio 76 reçu case 2 et 3 reçu cinq francs cinquante centimes et cinquante-cinq centimes pour dixième, signé Maugue receveur.

 Le petit Viginet, n°15, juin 2006

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21 mars 2007 3 21 /03 /mars /2007 08:20

Le contrat du premier mariage de Gilbert VIGINEIX

Contrat entre Gilbert VIGINEIX et Madeleine Servier en date du 3 novembre 1846 chez Me Guillaume Berthoule, notaire à Besse (Puy-de-Dôme) (cote SE49/20, Archives départementales du Puy-de-Dôme).

Pardevant Me Guillaume Berthoule, notaire à la résidence de Besse, en présence du témoin soussigné, ont comparu

Gilbert VIGINEIX, cultivateur, demeurant à Saignes, commune du Vernet-Sainte-Marguerite

assisté et autorisé de Claude VIGINEIX et de Gabrielle Cougoul, ses père et mère ici présents, cette dernière de son mari autorisée, pro­priétaire cultivateur demeurant au dit lieu de Saignes

et Madeleine Servier, sans profession, demeurant à Cluchat, même commune du Vernet-Sainte-Marguerite

fille mineure de défunt Guillaume et de Marie Dubroc restée sa veuve, propriétaire demeurant au dit lieu de Cluchat, ici présente à l'effet d'assister et autoriser sa fille, et à l'effet des conventions suivantes.

Lesquels dans la vue du mariage projeté entre Gilbert VIGINEIX et Madeleine Servier, dont la célébration doit avoir incessamment lieu, en ont arrêté les conventions civiles ainsi qu'il suit :

Article premier

Les futurs déclarent se marier sous le régime dotal et la future se constituer les biens présents et à venir.

Néanmoins par dérogation au régime dotal fouillé et réservé d'aliéner les biens immeubles de la femme à la charge de faire remploi en fonds certains, libres d'hypothèques et du choix de la future des prix de vente ou retour d'échanges.

Les consentements des deux époux seront nécessaires aux aliénations et les biens acquis en remploi seront propres à la future, dotaux et aliénables aux mêmes conditions.

Article deuxième

En faveur du mariage les père et mère du futur lui constituent l'usufruit et jouissance jusqu'à l'ouverture de chaque succession de tous leurs biens immeubles actuels, sans aucune exception ni réserve.

A la charge par le dit futur de loger, nourrir, entretenir, chauffer, éclairer et blanchir avec lui et sa femme, en ménage commun les dits père et mère en santé et maladie, toutefois ces derniers autant que leurs forces et leur santé le permettront, aideront au travail et à la culture des biens délaissés et de ceux personnels aux futurs.

Il est déclaré que le futur en même temps que l'usufruit des dits biens prend un mobilier dont il sera comptable par moitié à chaque succession, des père et mère, et consistant en : 1° deux vaches, évaluées ensemble cent soixante francs ; 2° un char à quatre roues et un tombereau en mauvais état, évalué ensemble dix francs ; 3° un coffre en bois de chêne sans serrure ; 4° un bois de lit en sapin en l'usa­ge du pays, garni d'un garde-feuille, deux draps, une courtepointe piquée, et un chevet garni en feuille ; 5° deux marmites évaluées ensemble quatre francs ; 6° une poële à frire évaluée un franc.

Et il est expliqué que les père et mère conservent en fait de mobilier : 1° un bois de lit garni comme ci-dessus désigné ; 2° cinq draps de lit ; 3° deux marmites ; 4° et leur linge et habits de corps.

A l'ouverture de chaque succession des père et mère, le futur rapportera moitié du mobilier qu'il reçoit, et celui qui se trouvera dans les bâtiments aux dites époques en sus de celui délaissé ou réservé par leur père et mère, sera ainsi acquis par les futurs et leur sera propre.

Les biens dont l'usufruit est délaissé sont déclarés pour l'enregistrement seulement d'un revenu annuel de cent francs.

Et au cas d'incompatibilité, en remplacement des charges ci-dessus, le futur paiera à ses père et mère une pension annuelle et via­gère de quatre-vingt-seize décalitres de blé seigle, et vingt francs d'argent, et de trois en trois mois et d'avance à commencer le premier terme au jour de séparation.

Au même cas, les père et mère conserveront la jouissance de la maison d'habitation, faisant partie des bâtiments.

Au décès du premier mourant des père et mère, l'usufruit de ses biens cessant de profiter au futur, les charges diminueront de moi­tié.

Article troisième

Les père et mère du futur déclarent avoir reçu de lui en différentes reprises une somme de huit cents francs sur les gages et salaires dont il a fait profit depuis l'âge de neuf ans qu'il est allé en condition ou service ; et par suite lui sont reconnaissant de cette somme, qui en sera, au moyen des conventions qui précèdent, exigible que par moitié à chaque succession et sans intérêt.

Cette somme a été employée par les dits père et mère au moment de chaque réception, à leurs besoins personnels.

Article quatrième

La future épouse se constitue personnellement les biens et droits lui provenant de la succession de son père, dont elle en a dressé connaissance au futur, et dont elle se réserve de faire recherche et partage, avec l'autorisation de son mari.

Article cinquième

La mère de la future lui constitue en avancement d'hoirie : 1° dix draps de lit, 2° une couverture en indienne piquée garni de ouate, 3° un garde-feuille en toile, et un traversin garni en plumes, le tout à demi-usé, et déclaré pour l'enregistrement seulement d'une valeur de vingt francs sans que cette évaluation vaille vente au futur qui en demeurera chargé par la célébration du mariage.

Article sixième

La future se constitue en outre personnellement : 1° trois robes en étoffe de ménage ; 2° trois autres en étoffe légère de laine de mar­chand, toutes à demi-usées et garni de leurs accessoires ; 3° quinze chemises à demi-usées, et 4° divers linges et hardes à son usage per­sonnel, de tout quoi le futur sera chargé par le fait de la célébration du mariage qui en vaudra quittance.

Article septième

Il y aura entre les futurs, communauté d'acquêts à faire pendant le mariage, dont les effets seront réglés par les articles 1498 et 1499 du code civil.

Article huitième

Les futurs se feront respectivement donation au survivant, pour le veuvage seulement de l'usufruit des biens du prémourant réduit à moitié en cas d'existence d'enfants, sans charge de caution ni d'inventaire.

Et avec la réserve de faire au profit des enfants tels avantages en préciput qu'aviseront les futurs, par préférence à la présente dona­tion.

Telles sont les conventions des parties.

Fait et passé à Murol en la demeure de M. Hugues Amable Rochefort, maire, demeurant à Murol, le trois novembre mil huit cent quarante six.

En présence de M. Rochefort sus-nommé et d'Antoine Cordacher, facteur rural demeurant à Besse.

Et après lecture les deux futurs ont signé avec les témoins et le notaire, et les parents et amis présents, les autres comparants décla­rent ne savoir signer de ce enquis.

En marge de la dernière page de ce contrat : 

Enregistré à Besse le sept novembre 1846 fol. 20 nos 1, 2, 3 et 4, reçu cinq francs pour le droit du contrat, vingt-sept francs cinquante centimes pour la donation immobilière, un franc quatre-vingt centimes pour la première reconnaissance, huit pour la seconde reconnaissance, treize centimes pour la donation à la future, cinq francs pour la donation entre époux, et quatre francs soixante-quinze centimes pour le dossier.

Renseignements généalogiques sur cette famille

Gilbert VIGINEIX, né le jeudi 4 mai 1820 au Vernet-Sainte-Marguerite, décédé le dimanche 24 juin 1883 au Vernet-Sainte-Marguerite, qui épouse 1°/ le jeudi 26 novembre 1846 au Vernet-Sainte-Marguerite, Madeleine (Magdeleine) Servier, née le mardi 11 mars 1828 au Vernet-­Sainte-Marguerite, décédée le samedi 18 septembre 1852 au Vernet-Sainte-Marguerite.

Les témoins sont : François Guillaume, 35 ans, maréchal-ferrand ; Joseph Thomas, 39 ans, aubergiste ; Antoine Billet, 58 ans, maréchal-fer­rand ; Michel Malval, garde-champêtre ; non-parents, domiciliés au Vernet-Sainte-Marguerite.

Trois enfants de cette union :

François VIGINEIX, né le vendredi 29 octobre 1847 au Vernet-Sainte-Marguerite, décédé le mercredi 3 mai 1848 au Vernet-Sainte-­Marguerite (moins d'un an).

Jean VIGINEIX, né le dimanche 18 mars 1849 au Vernet-Sainte-Marguerite, décédé le mercredi 5 novembre 1913 à Auneau (Eure-et-Loir) (64 ans), qui épouse le mardi 3 juillet 1883 à Montaigut-le-Blanc, Marie Aureyre, dont descendance.

Guillaume VIGINEIX, né le jeudi 16 octobre 1851 au Vernet-Sainte-Marguerite, décédé le mardi 15 août 1916 à Auneau (Eure-et-Loir) (64 ans), qui épouse le jeudi 16 mai 1878 à Saint-Pierre-Colamine, Marie (Henriette) Berthelage, dont descendance.

Le petit Viginet, n°7, novembre 2004

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