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10 mars 2008 1 10 /03 /mars /2008 05:14

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Historique 
de l’imprimerie 
Gauthier-Villars 
de 1864 à 1964

 






Texte de la plaquette éditée lors du centenaire
 
Jean-Marie Courcier fut le premier, au lendemain de la Révolution, à se spécialiser dans l'impression des publi­cations mathématiques. Il s'associa dans ce but à son frère Louis qui dirigeait l'une des imprimeries créées « à la faveur de la Liberté », rue du Jardinet, l'un des rares endroits de Paris dont l'aspect ne s'est guère modifié depuis le XVIIIe siècle.
En 1808, les Frères Courcier donnèrent à leur entreprise le nom d'« Imprimerie pour les Mathématiques, les Lettres et les Arts » et y ajoutèrent le commerce de la librairie.
En 1811, la veuve de J.-M. Courcier continua l'œuvre de son mari, aidée par son gendre Charles Bachelier qui la remplaça en 1821. Il fut secondé par son fils qui lui suc­céda jusqu'en 1852. Sous leur gestion, s'ouvrit une période de grand essor pour leur maison, et les ouvrages sortis de leurs presses, tels les Œuvres de Carnot, Delambre, Laplace, Monge, furent bientôt remarqués par le monde savant.
Sous leur direction, leur prote, A. Bailleul, entreprit la rénovation du matériel typographique utilisé jusqu'alors pour la composition des formules mathématiques. Cette innovation fut très appréciée ; l'Académie des Sciences le reconnut implicitement dès 1835 en confiant l'impression des Comptes rendus hebdomadaires de ses séances à l'imprimeur Bachelier. Ils n'ont jamais cessé de paraître chaque semaine depuis lors et connaissent une renommée mondiale.
            En 1852, le magistrat Bachelier, gendre du deuxième imprimeur de ce nom, démissionna de sa charge pour gérer et administrer l'Imprimerie-Librairie de son beau-père ; il le fit pendant 12 ans jusqu'en 1864 où Jean-Albert Gauthier-Villars, le premier éditeur parisien de ce nom, lui succéda.
            Fils et petit-fils d'imprimeurs-éditeurs jurassiens ori­ginaires des Alpes dauphinoises, il revenait à 34 ans à la profession paternelle, voire familiale, puisque tous ses ascen­dants et collatéraux l'exerçaient depuis près de cent ans. 
            Sorti de l'École Polytechnique en 1850, J.-A. Gauthier-­Villars avait été nommé Ingénieur des Télégraphes, et pendant 14 ans était resté au service de l'État.

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           Promu Inspecteur des Télégraphes à 25 ans, il fit la campagne de Crimée, établissant les lignes télégraphiques du corps expéditionnaire français en Valachie septentrionale et devant Sébastopol assiégée.
Revenu en France en 1857, il reprit ses fonctions civiles et épousa en 1858 la fille d'une famille d'universitaires parisiens, Laure Pottier, qui devait lui donner trois enfants dont deux fils.
La guerre ayant éclaté l'année suivante entre la France et l'Autriche, l'administration des Télégraphes désigna au choix l'Inspecteur Gauthier-Villars au Ministre de la Guerre pour organiser les lignes télégraphiques volantes de l'armée française d'Italie.
Pour obéir aux besoins de cette guerre de mouvements, celui-ci créa un détachement de télégraphie très mobile, et, à la prise de Novare, fut le premier Français à pénétrer dans la ville encore occupée où il utilisa le matériel de l'ennemi tombé intact entre ses mains pour envoyer ses dépêches.  
Cette audacieuse initiative lui valut la croix de Chevalier de la Légion d'honneur à 30 ans.
Le 1er janvier 1864, ayant donné sa démission, il acquit avec l'aide des siens la Maison Mallet-Bachelier, la réor­ganisa, et réunit dans le même immeuble l'imprimerie et la librairie.
Plein de discernement et d'esprit d'entreprise, il enrichit rapidement son catalogue en s'assurant le concours des meilleurs savants de l'époque. Sous l'égide de l'Académie des Sciences, il entreprit l'édition monumentale des Œuvres de Fermat, de Fourier, de Lagrange, de Cauchy.
Simultanément, cet éditeur-imprimeur-libraire (l’un des rares éditeurs en France à exercer cette triple activité) imprimait les travaux des grands Observatoires de France, du Bureau des Longitudes et du Bureau International des Poids et Mesures.
J.-A. Gauthier-Villars connaissait trop le rôle prépon­dérant de la Presse scientifique pour la négliger. Dès 1864, il fit paraître les Annales Scientifiques de l'École normale supérieure ; en 1870, le Bulletin des Sciences mathématiques ; suivi par le Bulletin de La Société mathématique qui ne parut en fait qu'en 1873, le siège de Paris et les combats de la Commune en ayant retardé la parution.
           Continuant dans cette voie, il lança successivement l'Intermédiaire des Mathématiciens et le Bulletin de la Société française de Physique. N'oubliant pas l'actualité, il s'intéressa à l'invention de Niepce et ses perfectionnements lui permirent de créer le Bulletin de la Société française de Photographie qu'il compléta par une collection de mono­graphies sur les divers procédés utilisés alors dans ce domaine.
Pendant cette période, ce qui caractérisa surtout l'activité de la Maison sur le plan de la production fut le souci constant d'améliorer les techniques de composition typo­graphique des formules algébriques. Pour répondre aux besoins des savants, une fonderie de caractères fut créée, des matrices virent le jour ainsi qu'un caractère courant dit «caractère G.-V. ». Il figure encore au catalogue des fondeurs de caractères, et de nombreux mathéma­ticiens n'en veulent pas d'autres lors de l'impression de leurs travaux.
Cette constante recherche d'une technique parfaite a toujours incité des éditeurs à confier leurs travaux à l'imprimerie Gauthier-Villars. Hetzel y fit imprimer quelques-uns des célèbres ouvrages de Jules Verne et ceux d'Erckmann-Chatrian.
Une autre édition de luxe réalisée en 1889 fut le Livre d'Or de l'École Polytechnique publié à l'occasion du cente­naire de sa fondation.
Fidèle à son École, J.-A. Gauthier-Villars devint l'imprimeur de l'Annuaire des Anciens Élèves de l'École Polytechnique lors de sa création en 1865 ; cette tradition s'est perpétuée depuis lors. En même temps furent édités le Journal de l'École Polytechnique et certains des Cours fondamentaux de l'École.
En 1888, J.-A. Gauthier-Villars s'associa ses deux fils.
L'aîné, Henri, mieux connu en littérature sous le nom de Willy, fut chargé de la direction commerciale de la librairie où, de bien longues années plus tard, sa verve et son esprit étaient encore légendaires. Il la quitta en 1893 pour se consacrer exclusivement aux Lettres et à la critique musicale. 
             Le cadet, Albert, polytecnicien lui aussi, fut chargé de la direction tecnique de l'imprimerie. Il devint le véritable collaborateur de son père et lui succéda lorsque celui-ci mourut à Paris, le 5 février 1898.

 

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L'Académie des Sciences dans sa séance du 7 février rendit un hommage public à sa mémoire et, par dérogation spéciale, autorisa à mains levées l'insertion de cet éloge au procès-­verbal de la séance.
A. Gauthier-Villars, deuxième éditeur du nom, devint alors le directeur-gérant de la jeune Société Gauthier-Villars et Cie qui succédait à l'ancienne Maison Gauthier-Villars et Fils. Il épousa Valentine Claude-Lafontaine dont il eut trois filles et un fils.
Ayant travaillé pendant dix ans aux côtés de son père, il en continua la tradition, conservant à l'entreprise le carac­tère familial dont elle s'enorgueillissait. On y vit, en effet, des générations d'employés et d'ouvriers de la même famille s'y succédant à leur poste.
Beaucoup parmi nous ont connu E. Germain, commis-­libraire à la fin du siècle dernier, qui prit sa retraite soixante années plus tard, ayant servi trois générations de Gauthier-Villars.
A l'imprimerie tous se rappellent R. Lefort, qui succéda à son père, lui-même à son poste depuis quarante ans, et qui, après cinquante-deux ans de maison, prit sa retraite en 1962, laissant à tous le souvenir de sa compétence.
Sur le plan de la profession, A. Gauthier-Villars se dépensa également, occupant la présidence du Cercle de la Librairie, celle du Syndicat des Éditeurs, et s'intéressant à l’École professionnelle Gutenberg dont son père avait été l'un des fondateurs.
Sur le plan de l'Édition, l'Académie des Sciences le chargea de l'édition monumentale des Œuvres d'Henri Poincaré qui ne devait s'achever qu'en 1954. Il publia également les premiers tomes des Œuvres d'Halphen et de C. Hermite. Se consacrant à ses contemporains, il devint l'éditeur d'É. Picard, d'É. Borel et créa diverses collections dont celle de la «  Théorie des Fonctions »  sous la direction d'É. Borel.
Toujours à l'avant-garde, il n'oublia pas la technique de son métier, et c'est en 1910 qu'il résolut de reconstruire l'imprimerie. Il rajeunit le matériel et accomplit là une œuvre gigantesque. Il s'apprêtait à moderniser également les bureaux et les magasins de vente lorsque éclata la guerre de 1914.
Bien que dégagé de toute obligation militaire, A. Gauthier-­Villars, fidèle aux traditions de sa famille, reprit du service avec le grade de lieutenant d'artillerie.
Promu capitaine en 1915, il obtint le commandement d'une batterie d'artillerie sur voie ferrée, d'abord en Argonne, puis en Champagne, et contribua en 1918 à réduire au silence l'une des «  grosses Berthas » qui tiraient sur Paris.
Deux fois cité, il reçut le 10 juillet 1918 la croix d'Officier de la Légion d'honneur à titre militaire des mains de Georges Clemenceau. Il ne vit pas la fin de la guerre et mourut à son poste de commandement dans la nuit du 13 au 14 juillet 1918.
Sa famille continua son œuvre et constitua une nouvelle Société dont firent partie ses quatre enfants, trois filles et un fils, et sa sœur Magdeleine qui avait épousé en 1881 le futur Général Étienne Sainte-Claire Deville, dont le nom est inséparable du canon de 75 et de la découverte de l'aluminium due à son père.
Le fils d’A. Gauthier-Villars, étant mineur et se destinant à l'École Navale, ce fut à sa sœur Paule que fut confiée la gérance ; parallèlement, elle continua ses études de Médecine, et devint Professeur sans chaire à la Faculté de Médecine de Paris.
Elle s'adjoignit d'abord comme Directeur général A. Ducrot, ancien élève de l'École Polytechnique, qui avait dirigé l'imprimerie aux côtés de son père pendant dix ans, et qui eut le grand mérite de deviner la valeur d'A. Einstein, alors inconnu de tous. La première traduction de ses œuvres parut en 1921.
A. Ducrot fut remplacé en 1920 par E. Thouzellier, polytechnicien, ancien chef d'escadron d'artillerie et officier d'ordonnance du Maréchal Joffre pendant la guerre de 1914, qui devait assumer les fonctions de Directeur général jusqu'à sa mort en 1946. Toute l'activité de la Maison pendant la période d'entre les deux guerres fut son œuvre, période féconde tant sur le plan de l'organisation intérieure que sur celui de la modernisation de l'imprimerie. Des presses plus rapides y furent installées, et des claviers monotypes doublèrent la production typographique.
Sur le plan de l'Édition, il continua la tradition et mena à bonne fin les travaux de ses devanciers. Il créa de nou­velles collections : « Monographies des probabilités », sous la direction d'É. Borel, « Cahiers scientifiques », sous la direction de G. Julia.
A partir de 1919, fut éditée la revue mensuelle L’Aéronautique qui devait pendant 21 ans tenir une place de premier rang dans l'édition technique spécialisée, sous la direction de son animateur H. Bouché. Appuyée sur des activités françaises qui étaient peut-être à l'époque les plus vigoureuses et les plus créatrices, cet organe d'opinion libre et d'information technique inédite rencontra à travers le monde la faveur de tous les milieux professionnels de l'aviation.
L'Aéronautique fut bientôt complétée par une revue militaire, la Revue de l'Armée de l'air, puis par une revue scientifique L'Aérotechnique qui devint La Science aérienne.
L'occupation allemande amena, en juin 1940, l'arrêt de ces revues aéronautiques. Après la guerre, il fallut malheu­reusement conclure que la répartition des activités aéro­nautiques à travers le monde avait trop changé pour que Gauthier-Villars pût reprendre avec succès l'édition de ces revues spécialisées.
Dans le même temps, fut créée la Revue de Chimie industrielle, sous la direction de E. Grandmougin et du Professeur H. Gault ; elle devait paraître jusqu'en 1940. J. Gauthier-Villars assurait les fonctions de publicité de cette revue.
Ce fut aussi E. Thouzellier qui enrichit l'activité de l'imprimerie par l'apport de « travaux extérieurs » comme les Congrès de la Société des Grands Réseaux Électriques, auxquels devaient s'ajouter plus tard les Congrès de la Société des Grands Barrages et ceux des Sociétés Savantes. Son fils fut chargé des rapports commerciaux avec ces diverses sociétés.

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            A la mort de E. Thouzellier, P. Gauthier-Villars, gérante de la Société, assuma seule les fonctions de direction. Elle y fut aidée par des collaborateurs fidèles dont beaucoup avaient connu son père. En 1951, elle s'adjoignit comme Secrétaire général L. Varenne, licencié en droit, diplômé de l'Ecole des Sciences politiques et du C.P.A., qui, entré à la librairie en 1947, fut associé en 1956.
En même temps, de nouveaux problèmes se posaient à elle, l'après-guerre ayant profondément modifié la vie des Sociétés en même temps que celle des Nations.
Gauthier-Villars, pour progresser sans cesse se devait d'examiner ses problèmes non plus sur son plan propre, mais dans une optique plus large, et d'étendre son champ d'action sur un plan européen et mondial.
Pour que le fonds soit rajeuni, pour que le matériel et les locaux soient modernisés, pour mettre à la disposition de la Science française des moyens de diffusion accrus, surtout à l'étranger, le cadre trop étroit de la S.A.R.L. fut remplacé en 1960 par celui d'une Société Anonyme dans laquelle fut accueilli comme associé M. I. R. Maxwell, dont le dynamisme et l'expérience nous ont aidés à réaliser une transformation complète de nos structures, et une ouverture plus large sur les marchés internationaux.
La Société Anonyme Gauthier-Villars et Cie, fondée en 1960, est administrée par un Conseil d' Administration de trois membres :
P . Gauthier-Villars, Président directeur général,
L. Varenne, Directeur général adjoint,
I. R. Maxwell,
qui consacre toute son activité au rajeunissement de notre vieille maison, afin de la faire participer pleinement, grâce à des moyens accrus, à la révolution technique et scientifique de notre époque.
Sur le plan de l’édition proprement dite, il fallut favoriser le recrutement d'auteurs nouveaux et étendre l'éventail des rubriques de notre catalogue. Un service de rédaction a été créé dont l'activité croît sans cesse et a permis la parution en peu de temps d'une soixantaine de titres qui ont rajeuni notre catalogue et ont étendu notre champ d'action à  tous les domaines de la science et des techniques.
Enfin, dernières innovations, pour répondre aux besoins sans cesse accrus de la connaissance, nous mettons à la disposition des membres de l'Enseignement un département « Promotion enseignement » destiné à développer l'ensei­gnement programmé, et les éditions para-scolaires.
En même temps de nouvelles collections ont vu le jour, en voici l’énumération :
Collection Information et Cybernétique :
Inspecteur général L. Couffignal,
Collection Linguistique quantitative :
Professeurs J. Favard et A. Martinet,
Collection de Psychologie Industrielle :
J. Ardoino,
Collection Internationale : Géobiologie, Ecologie, Aména­gement :
Professeur Delamare-Deboutterille,
Monographies de Chimie Minérale :
Professeur A. Chrétien,
Collection Grands Classiques des Sciences et des Tech­niques :
M. P. Dubost,
Collection Savoir et Créer :
M. P. Dubost,
Monographies Internationales de Mathématiques Modernes :
Professeur S. Mandelbrojt,
Collection de Techniques Économiques Modernes :
Professeur A. Piatier,
Collection Documentation et Information :
M. P. Poindron,
Collection Enseignement Biologique :
Professeurs M. Prenant et H. J.Maresquelle,
Monographies de Physiologie Causale :
Professeur B. Rybak,
Collection de Mathématiques Économiques :
Professeur J. Ville.
Ajoutons que depuis quelques années des ouvrages ont été publiés en co-édition avec quelques-uns de nos collègues éditeurs tels que Eyrolles, les Éditions d'Organisation, De Visscher (de Bruxelles).
Sur le plan des périodiques le fleuron dont nous sommes le plus fier est sans nul doute d'être imprimeur et diffuseur des Comptes rendus de l'Académie des Sciences, qualité qui fut conférée à nos prédécesseurs en 1835.
Suivons la marche d'un numéro des Comptes rendus :
Les Mémoires sont présentés à la salle des Séances de l'Académie, puis remis au bureau des Secrétaires perpétuels qui élaborent le numéro. Ils transmettent la copie au directeur de l'imprimerie qui assiste aux séances. Les textes sont ensuite évalués, préparés pour la composition, composés et mis en page. La correction des épreuves est assurée en liaison avec les présentateurs et les auteurs, puis le numéro est mis sous presse. Il sera imprimé sur un papier spécial agréé par l'Académie des Sciences, puis broché et expédié.
Sa réalisation complète ne demande que douze jours.
D'autres périodiques s'ajoutent aux Comptes rendus.
Ce sont :
Le Journal de Mathématiques : Professeur H.Villat,
Les Annales de L'École normale : Professeur P. Montel,
Le Bulletin des Sciences mathématiques : Professeur P. Montel,
Les Annales de l'Institut H.Poincaré : Professeur L. de Broglie,
auxquels sont venus se joindre tout récemment :
La Revue de Chimie minérale : Professeur A. Chrétien,
Le Journal de Mécanique, créé par le Professeur J. Pérès peu de temps avant sa mort et animé par les Professeurs P. Germain, R. Siestrunck et L. Malavard,
Les Annales d'Histochimie : Professeur J. Verne,
La Revue de Physiologie végétale : Professeur A. Moyse,
Le Bulletin de l'Association internationale des Documenta­listes : M. G. Picard,
La Pédagogie cybernétique :  Inspecteur général L. Couffignal.
Enfin, nous venons d'adjoindre à ces activités déjà importantes la publication de la très belle revue de grande vulgarisation scientifique fondée par G. Lefebvre, Sciences et Avenir, qui deviendra pour Gauthier-Villars un instru­ment d'information et de diffusion des plus précieux.
L'Annuaire des Anciens Élèves de l'École Polytechnique peut presque être ajouté à nos périodiques. Figurant parmi les travaux de Gauthier-Villars depuis sa fondation en 1865, il continue à paraître chaque année, les traditions poly­techniciennes du passé demeurant vivaces et fidèles.
Pour écouler cette production accrue, nous avons déve­loppé nos services de prospection et nos services de ventes ont dû être décentralisés, ce qui a permis de consacrer les locaux du quai des Grands-Augustins à mieux accueillir nos auteurs et notre clientèle.
Notre passé répondra-t-il de notre avenir ? C'est ce que nous souhaitons tous, unis dans un même effort, espérant que demeurera toujours vrai le vieil adage
LABORA ET NOLI CONTRECCE ISTARI.
 
 
NDLR : Comme ancien ouvrier de cette vénérable maison pendant près de 26 ans (1971-1997), j’ai pensé qu’il était de mon devoir de faire connaître l’historique paru lors du centenaire en 1964 de l’imprimerie Gauthier-Villars.
Jean-Pierre Vigineix
 
 

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commentaires

vigineix jean-pierre 15/04/2013 12:24


Bonjour Michelle,


Je me rappelle bien de vous... les ans ont passés et la vie a évolué... pas toujours en bien...


Après quelques années à Montreuil l'imprimerie s'est scindée en deux, la composition dans le XIIIe face à l'hôpital Broca et l'impression boulevard Ney (entrepots Calberson)... puis regroupement
après quelques années boulevard Ney.


Pour ma part j'ai remplacé Pierre Brugel qui faisait la navette (et le relais) le lundi à l'Académie des Sciences (lorsque nous étions encore dans le XIIIe) (il parlait trop ! et si celui-ci
n'était pas remplacé c'était la perte du marché !) et j'ai continué jusqu'en 1997 (reprise de Gauthier-Villars par Masson) (licenciement suite à la non-reconduction par Masson du marché et
reprise par Elzevir).


Ensuite s'en est suivi plusieurs "charrettes" jusqu'à la fermeture de l'imprimerie.


J'ai ensuite continué de travailler à l'Académie des Sciences (qui n'ont pas du tout apprécié mon licenciement) en faisant le même travail de calibrage des textes jusqu'en 2004... retraite.


Mon épouse a été licenciée en 1999.


Nous avons ensuite jusqu'en 2004 (mon épouse et moi) travaillés dans une maison d'édition spécialisée dans la généalogie... très intéressant.


Elle a été victime en 2000 d'un cancer et a surmonté les différentes opérations et chimio jusqu'en octobre 2007, date de son décès.


J'ai vendu en 2008 l'appartement de Grigny et il était temps ! vu le contexte de maintenant !!!


J'habite depuis à Lèves près de Chartres, région de ma famille et de celle d'Eliane (qui est inhumée dans le cimetière de Chartres).


Je vis depuis trois ans avec une collègue de travail (veuve aussi) que j'ai connue lors de mon passage à l'imprimerie Durand de Chartres.


Ce doit être Dominique Marceau lui aussi décédé.


Je me rappelle bien sûr de toute votre famille GV.


Vous pouvez me contacter à : jean-pierre.vigineix@orange.fr

Moreno - Sébille 16/11/2014 14:25

Noel ?????? je rêve ou quoi ???? je me souviens bien de toi, nous formions la même bande avec André et il y avait aussi Michel Lecesne (arpète de mon oncle Paul !!!) qui s'était marié avec Monique Morey ! ils étaient partis tous les deux à l'imprimerie Nationale ! depuis je n'ai retrouvé personne hormis Dominique Ragazzon et Jean-Pierre Vigineix !!! Je me souviens que tu me ramenais parfois rue du Parc-Royal (dans le 3ème) avec ta Triomphe blanche !!!! que c'est vieux tout ça !!!! au plaisir de te lire très prochainement, maintenant je vis à Saintes pas très loin de l'ile d'Oléron !!! à bientôt !!!!

fleury noel 05/11/2014 11:58

fleury noel 0671623488

Michèle Sébille - Toirot (ex Guillon) 15/04/2013 09:30


Bonjour Jean-Pierre,


Très surprise de voir que vous avez repris des textes du livre que nous avions composé Lucette Lacoux et moi-même lors du centenaire de la GV à la Sorbonne! Nous y étions avec tous les membres du
personnel, mes tantes et oncle (Lucette Lacoux, Marcelle et Paul Robert). 


Nous avons travaillé ensemble 18 mois vous et moi, si je me souviens bien vous étiez à la GV avec votre épouse, nous sommes même allez chez vous afin de visiter votre nouvel appartement à Evry ou
Grigny je crois ! Bref, je pensais voir également la suite du bouquin où figure Lucette avec son composteur et Paul à la recette de sa machine ! Je dispose de photos de cette journée où Paulette
Gauthier-Villars est décorée par le Ministre de l'Industrie et de la Chimie (M. Poniatowsky), en cherchant bien je dois aussi avoir de vieilles photos de la GV, eh oui, c'était pour nous presque
une affaire familiale, mon arrière-grand-père (un Sébille) y était fondeur en caractères, ensuite mon grand-père (Henry Sébille) puis mon père (Emile Sébille) (et sa soeur Simone épouse Boutillon
qu'elle a rencontré également à la GV!) où il a rencontré ma mère (Simone Trarieux) avec donc ses deux soeurs et son frère (Marcelle (qui a rencontré son mari Paul Robert), Lucette et Gaston (qui
a rencontré son épouse Fosca toujours à la GV !)). Pour terminer c'est moi la "petite dernière" qui suis entrée à la GV en 1962 en alternance avec l'Ecole Estienne, où j'ai occupé un poste de
typographe puis celui de monotypiste jusqu'en 1973.


J'ai quitté la GV au moment où vous partiez pour Montreuil. Depuis j'ai eu des nouvelles de Dominique Raggazon et j'aurais bien aimé en avoir de Dominique "garçon" comme nous l'appelions lorsque
nous étions apprentis !


En espérant avoir de vos nouvelles et si je peux porter ma pierre à cet édifice ce sera avec plaisir.


Bien cordialement,


Michèle Sébille - Toirot