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18 avril 2011 1 18 /04 /avril /2011 11:10

Le petit Viginet (papier) 2011 à fait peau neuve grâce à un nouveau logiciel donc voici les sommaires des articles parus à ce jour :

 

N° 35 - janvier 2011

 

Trois contrats de mariage au XIXe siècle

- Annet Viginet et Marie Dufaux (1865)

- Pierre Aurine et Marie Vigineix 1864

- Guillaume Pons et Marguerite Vigineix (1862)

 

Aide généalogique

 

Vu sur le Net... (site Gallica, BnF)

 

+ supplément des articles publiés depuis 2003

 

N° 36 - mars 2011

 

Charles Victor Viginet éventailliste sous Napoléon III

Extraits de la revue L'Eclair, Paris, 1863

 

Extraits de la revue Le Journal inutile, Paris, 1858

 

Erratum

 

N°37 - mai 2011

 

Un nouveau brevet déposé par un Vigineix (Procédé de tétanisation destiné à faciliter l'opération d'enlèvement de la peau d'un animal de boucherie...)

 

Obligation (750 F) par M. Michel Vigineix à M. Simon Vigineix (1911)

 

Vu sur le Net... (site Gallica, BnF), 1909, 1904 et 1902

 

Aide généalogique

 

Si vous désirez l'un de ces bulletins papier, contacter

 

lepetitviginet@laposte.net

 

 

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11 octobre 2009 7 11 /10 /octobre /2009 07:57

5 octobre 1902

INAUGURATION DE L'ECOLE MAIRIE
DE CHARTAINVILLIERS

 

     Après Gas et Mainvilliers, en même temps qu'à Voves, on inaugurait dimanche à Chartainvilliers une nouvelle école et ce fut pour nous un plaisir nouveau de nous retrouver au milieu des vaillantes populations de nos campagnes dont nous avons été si souvent à même d'apprécier dans nos pérégrinations multiples, les qualités précieuses qui distinguent et caractéri­sent la race beauceronne.

     Entre toutes ces qualités, nous devons rendre un hommage particulier - et nous sommes heureux de l'occasion qui nous est offerte pour le faire - au courage digne d'éloge des habi­tants de Chartainvilliers qui non contents, à deux ans à peine d'intervalle, d'avoir su réparer le désastre de l'effroyable incendie que nous savons, n'ont pas hésité à s'imposer de lourds sacrifices pour la création de l'école dont nous fêtions dimanche l'inauguration.

 

L'ECOLE

     A l'ancienne salle de classe, au plafond bas, aux murs décré­pis, s'est substituée une construction simple d'allure, avec par­tie centrale - l'appartement du dévoué instituteur M. ROUS­SEAU - flanquée de la salle de la mairie et de la salle d'école, spacieuse, pleine de lumière et d'air où ne manquera pas de s'épanouir l'intelligence des écoliers qui la fréquenteront ; deux dépendances complètent ce groupe élevé sur les plans de M. VAILLANT, architecte à Chartres.

 

LA CEREMONIE

     Toute pavoisée de guirlandes et drapeaux, c'est telle qu'elle nous est apparue dimanche, la commune elle-même s'est trans­formée ; plantations, mâts, oriflammes. Il n'en fallut pas plus pour lui donner un air de fête, air simple peut être, mais de si bon aloi !

     A deux heures, MM. THIBONNEAU, secrétaire général et LHOPITEAU, député, arrivent ; les pompiers, les enfants de l'école, l'Harmonie de Maintenon, la majeure partie de la popu­lation se portent à leur rencontre.

     Le cortège se forme et MM. THIBONNEAU et LHOPITEAU, entourés de M. BRADIN, maire ; DAUVILLIERS, adjoint ; COUTURIER, inspecteur général de l'enseignement primaire, du Conseil municipal et des invités parcourent les rues et pénè­trent, aux accents de La Marseillaise, dans la salle de la mairie où est servi un vin d'honneur.

 

LE VIN D'HONNEUR

     Autour de MM. THIBONNEAU, LHOPITEAU, COUTU­RIER, BRADIN et DAUVILLIERS, se pressent les invités que nous retrouverons le soir au banquet.

     Monsieur le Maire adresse à tous un cordial salut de bienve­nue et se fait l'interprète du conseil municipal tout entier en leur exprimant sa vive gratitude. MM. THIBONNEAU, LHO­PITEAU, COUTURIER remercient M. le Maire de ses aimables paroles. Une gentille fillette récite un compliment au nom de ses compagnes et remet un bouquet à M. THIBONNEAU et un à M. LHOPITEAU qui l’embrassent.

     Les bouchons sautent, s'entre-choquent les verres à la pros­périté de la commune pendant qu'au dehors la foule se masse et que du ciel tombe un pâle rayon de soleil d'automne, le seul peut-être qui ait brillé de la journée.

     Chut, M. THIBONNEAU reprend la parole et annonce aux enfants qu'un jour de congé supplémentaire leur est accordé à l'occasion de la fête. C'est là un excellent lendemain.

 

LA PARTIE CONCERT

     Au programme des fêtes de Gas et de Mainvilliers s'est ajou­tée une partie concert qui n'a pas été la moins goûtée du public très nombreux qui se pressait sous la tente du bal Faget où il a eu lieu.

     En eut-il été autrement avec les excellents amateurs qui s'étaient chargés de l'exécution, à commencer - dû sa modes­tie en souffrir - par l'accompagnatrice Mlle COUTURIER, de Gallardon, à laquelle un rare talent a réservé une place parmi les  étoiles de notre firmament artistique, et pour laquelle nous distillerons les meilleurs éloges, MM. Jean et [Henri] VIGI­NEIX ont tenu avec un entrain endiablé le côté comique et le public, par ses rappels, a témoigné du vif plaisir qu'il éprouvait à les entendre, c’est tout dire... M. LESIEUR dans sa chanson marche, genre tyrolienne, n'a pas été moins applaudi, non moins les jeunes violonistes FOUCHE et CHANTEGRAIN à qui vont de droit toutes nos félicitations.

     L'Harmonie de Maintenon, sous l'habile direction de M. CAMUS, ne s'est pas non plus ménagée au concert, coupant d'heureuse façon les différents numéros du programme. « Amour et cuisine », comédie en un acte, qui terminait le spectacle, a soulevé, malgré l'aphonie d'un artiste plein de bonne volonté, des rires unanimes.

     Bref, tout s'est passé le mieux du monde et à la satisfaction générale sans le moindre accroc, abstraction faite de celui que s'est fait, en jouant son rôle, M. [Henri] VIGINEIX, le conscrit n°11.

     Une quête a été faite, à l'issue du concert, au profit de la Caisse de Secours de la commune et a produit la somme de seize francs.

 

AU BANQUET

     Immédiatement après le concert, portait le programme, grand banquet annoncé auquel ont pris part plus de soixante convives parmi lesquels MM. THIBONNEAU, LHOPITEAU, COUTURIER, BRADIN, maire ; DAUVILLIER, adjoint ; LEFEVRE, REDREAU, BLONDEAU, BENOIST, CHEMIER, REGNIER, LANGLOIS, conseillers municipaux ; MILLO­CHAU, délégué cantonal ; docteur GAULE, BENOIST, ALLAIN, PIOCHE, CHANTEGRAIN, GOUABAULT, CAMUS, HAYES, ROUSSEAU, instituteur ; FEUILLU, MAUGER, sous­-lieutenant de pompiers ; QUETARD, Henri et Jean VIGINEIX, CHAUVRON, LHOMME, BEAUGER, LITER, A. et R. DAU­VILLIERS, CHARTIER, HUET, DHONNEUR, J. et A. LAN­GEOIRE, LOISON, GUILLAUME, PIAT, E. et C. BENOIST, J. et E. REGNIER, GALLAIS, LECUYER, BAUCHET, CHAU­VEAU, DAIGNEAU.

     D'aimables voisins de table, des plats excellents, que pou­vions nous demander de plus ! Davantage d'adresse au garçon de salle, peut-être ! Ce sont là des petits incidents qui ont trou­vé grâce devant le menu que voici : Consommé printanier, Noix de boeuf, Truite, Civet de lièvre, Haricots flageolets, Gigot de pré salé, Salade, Biscuits de Savoie, Fruits, Gâteaux secs, Desserts, Café, Liqueurs, Vin rouge, Madère, Bordeaux, Champagne.

     Le tout servi par le Vatel très connu de Maintenon, M. GAN­DON.

 

LES TOASTS

     Pour les journalistes, la partie dessert est généralement inconnue. Et allez donc manger et boire d'une main, et prendre des notes de l'autre, car avec le dessert est venue l'heure des toasts, nous ne changerons pas les habitudes, M. BRADIN, maire, le premier, se lève. Il charge M. THIBONNEAU d'expri­mer à M. le Préfet, au nom du Conseil Municipal et au sien, ses meilleurs sentiments, les remercie ainsi que MM. LHOPITEAU, COUTURIER et VAILLANT, qui n'a pu faire qu'une courte apparition à la fête, et tous ses hôtes d'aujourd'hui ; il exprime sa gratitude au Conseil, qui n'a cessé de lui prêter son appui, à l'instituteur dont le dévouement est sans égal.

     M. BRADIN termine en buvant à la prospérité de tous, à celle aussi de la nouvelle école et lève son verre à M. LOUBET.

     M. THIBONNEAU est très touché des paroles de M. le Maire il explique que M. BRELET, empêché par une indisposition dont il sera vite remis, n'a pu se rendre à l'invitation qui lui a été faite. Pour sa part il est heureux d'avoir été choisi pour le représenter au milieu de populations auprès desquelles il était sûr de trouver le plus cordial accueil.

     Ces populations, il les félicite des efforts qu'elles font pour se maintenir au niveau de la société actuelle ; elles font œuvre patriotique en donnant à leur école tout le confort que néces­site une instruction et une éducation nouvelle. Leurs sacrifices porteront leurs fruits.

     M. THIBONNEAU lève son verre en terminant en l'honneur de M. LOUBET.

     M. COUTURIER est ici à un double titre, c’est un compa­triote et un universitaire. Comme compatriote, il évoque quelques souvenirs personnels, comme universitaire, il expose que le premier devoir des maîtres est d'expliquer aux élèves les principes de liberté, d'égalité, de fraternité contenus dans la Déclaration des Droits de l'Homme, il montre que nul ne sau­rait revendiquer sa liberté propre s'il ne respecte celle d'autrui, que de l'égalité en présence des droits découle la fraternité. Il adresse son salut aux maîtres, ses collaborateurs, et boit à la prospérité de la nouvelle école et à l'influence heureuse qu'elle pourra exercer sur l'avenir du pays.

     M. LHOPITEAU, après avoir remercié ses hôtes, évoque le souvenir de ceux aux dépens desquels s'est élevée cette construction, les contribuables. C'est pour lui un spectacle réconfortant de voir que, dans le canton de Maintenon, l'ins­truction est assurée dans les meilleures conditions de salubrité. Il espère que, comme par le passé, les conseillers municipaux apporteront dans leurs discussions la même bonne foi, la même sincérité, qualités qu'il voudrait, lui « dont la vie politique, espère-t-il, touche à sa fin », voir s'étendre chez les politiciens.

     Il emporte l'assurance que dans le canton la génération actuelle est en de bonnes mains, félicite le corps enseignant tout entier, M. ROUSSEAU, l'instituteur en particulier, qui sait faire, non seulement des élèves, mais encore des tireurs, par lesquels la France sera défendue et dominera les autres nations.

     M. LHOPITEAU termine en portant la santé du corps ensei­gnant tout entier et s'adresse aux générations qui suivront et qui seront les plus fermes soutiens de la République.

     La nuit est déjà noire lorsque se termine le banquet ; l'école est brillamment illuminée. Autour d'elle s'est groupée une par­tie de la population et de la jeunesse que tout à l'heure nous retrouverons au bal. Lorsque nous quittons Chartainvilliers, l'animation est à son comble sous la tente Faget. Loin de nos hôtes, le murmure de la brise dans les feuilles semble comme un écho des flonflons de l'orchestre et nous fait revivre les ins­tants agréables que nous avons passé, ce dimanche, et dont nous saurons conserver le meilleur souvenir.

 

M. MINE

Article relevé dans le Journal de Chartres du mardi 7 octobre 1902.

 

Article extrait du site de la commune de Chartainvilliers (http::/www.mairie-chartainvilliers.fr), remerciements très sincères de la rédaction pour cet accord de parution.

 
Le petit Viginet, n°28, février 2009 

 

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30 juillet 2007 1 30 /07 /juillet /2007 06:14

Les obsèques d'Henri Vigineix le 4 février 1908

Hier mardi [4 février], au milieu d'une assistance considérable ont eu lieu les obsèques d'un enfant d'Auneau, du regretté M. Henri Vigineix, décédé [le 1er février] en son domicile [30, bou­levard Morard] à Chartres, où il était installé [comme marchand de peaux et brocanteur] depuis quelques années.
A 2 heures [14 heures], le cortège se formait précédé d'une délégation de la section des Vétérans d'Auneau avec leur dra­peau en deuil ; le corbillard était couvert de couronnes et de fleurs.
Les cordons du poêle étaient tenus par MM. Jules Lelu, Paul Labbé, Besson fils et Cyrille Moncheny.
L'église de Saint-Rémy était trop petite pour contenir tous les assistants, qui avaient tenu à accompagner à sa dernière demeure M. Henri Vigineix qui ne comptait que des amis, ayant su se faire estimer par tous ceux qui l'approchaient.
Au cimetière, M. Jules Coste, trésorier de la section des Vété­rans, a prononcé un discours.
Il a apporté l'hommage suprême des regrets de la 1344e sec­tion à l'occasion de la disparition de cet excellent camarade.
M. Coste a retracé ensuite sa vie, trop courte, hélas ! toute faite de travail, d'ordre, d'économie, tout inspirée en somme des excellents principes que lui avait inculqués une famille de tra­vailleurs honnêteset laborieux jouissant dans la contrée de l'esti­me et de la considération de tous.
Il l'a montré prêtant son concours inlassable dans les fêtes qu'il égayait de son entrain de si bon aloi.
Il se maria, vint s'installer à Chartres et alors que ses affaires commençaient à prospérer la mort est venue l'arracher à l'affec­tion des siens et à la sympathie de ses nombreux amis.
M. Coste, son discours terminé, a déposé une palme sur la tombe, au nom des Vétérans.
Mme Vigineix et sa famille remercient les personnes qui leur ont donné tant de marques de sympathie.

Extrait du journal La Dépêche d'Eure-et-Loir (19, rue du Bois-­Merrain, Chartres), daté du jeudi 6 février 1908. Les textes entre cro­chets sont des ajouts de la rédaction.
Il était né le 5 mars 1876 à Auneau [fils de Jean et de Marie Aureyre] et avait épousé le 25 janvier 1904 à Auneau Germaine Laubie dont un seul enfant Marguerite, née en avril 1905 à Chartres et décédée le 14 juillet 1905 à Chartres.

Le petit Viginet,
n°21, septembre 2007
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